Ligue du LOL : une première “contre-enquête” publiée et beaucoup de précisions à apporter

Un énième article sur l’affaire de la Ligue du LOL a été publié la semaine dernière, et une fois n’est pas coutume, c’est plutôt une bonne nouvelle. Car même s’il élude de nombreux points importants, fait fi du conditionnel pourtant de rigueur lorsque des allégations ne sont pas avérées et me décrit comme l’amer rancunier que je suis sûrement hélas devenu, il s’agit du premier article sur l’affaire, en plus de sept mois, à être plutôt “mesuré”- comprendre, à proposer du contradictoire. Et ce ne sera pas le dernier. Surtout, l’article en question n’a pas été publié sur Medium ou anonymement par un.e des mis.e.s en cause , mais sur le site d’un média mainstream, Le Point.

Signé Marion Coquet, le papier en question, titré (assez trompeusement) Ligue du LOL : notre contre-enquête, est réservé pour l’heure aux abonnés du Point, ce qui n’aide pas vraiment à sa circulation. En voici donc quelques extraits, auxquels je me permets d’ajouter quelques commentaires et remarques :

[Extrait du Point] (…) Les anciens loleurs se terrent, eux aussi. À la notable exception d’Alexandre Hervaud qui, depuis son licenciement, ne cesse de ferrailler. Depuis son compte Twitter aux 40 000 abonnés, sur la plateforme Medium, il s’acharne à faire entendre sa version des faits. «Toutes les accusations se sont fondées sur l’existence d’un groupe dont personne ne sait rien, dont aucun contenu n’a été rendu public», scande-t-il.

Il rappelle, à juste titre, que je suis le seul “accusé” à m’exprimer publiquement et régulièrement sur le sujet. Sans surprise, je suis donc également le seul d’entre eux à témoigner dans cet article “en ON”, sous mon nom, comme je l’ai fait ces derniers mois via mes billets publiés ici-même, et plus largement sur Twitter depuis plus de 11 ans, n’ayant jamais alimenté de comptes sous pseudonymes, collectifs ou non — à l’exception de ce bon vieux personnage de Jean-René Craypion, par intermittence. Pourquoi les autres personnes impliquées préfèrent s’exprimer “en off” ? Les raisons sont diverses et dépendent de chacun, mais les trois principales sont : refus de voir leur référencement Google à nouveau souillé, peur d’être une fois de plus ciblé sur les réseaux sociaux, et envie de “tourner la page”, ce qui peut parfaitement s’entendre.

Depuis l’opprobre hystérique de février, certains ex-membres du groupe ont subi une telle pression qu’ils ont opté pour un radical changement de vie, souvent précipité : certains ont déménagé et quitté Paris, plusieurs ont entamé des reconversions professionnelles, d’aucuns envisagent jusqu’à un changement de leur nom de famille. Beaucoup sont par ailleurs suivis médicalement pour des séquelles psychologiques, ce qui ne devrait surprendre personne compte tenu de la violence subie. D’autres, dont le nom a été cité mais ayant des employeurs suffisamment intelligents pour faire la part des choses et s’abstenir de toute sanction injustifiée, n’ont évidemment aucune envie de rouvrir des plaies à peine refermées ; idem pour ceux dont le nom n’a jamais “fuité” et qui vivent depuis février avec la crainte d’être “outés” puis broyés à leur tour (ce qui serait en réalité peu probable, compte tenu de l’évolution bienvenue des mentalités sur le sujet depuis février, mais leur peur reste compréhensible).

D’où ce cruel paradoxe : alors que tous les ex-membres de ce banal groupe privé caricaturé en franc-maçonnerie du cyberharcèlement espèrent un rapide retour à la raison, une remise en cause du traitement médiatique à charge, une réparation des préjudices subis voire un mea culpa de certains accusateurs-affabulateurs, beaucoup aspirent également…au silence. A la tranquillité. A un avenir serein, loin de cette parenthèse infernale. Et cette volonté de “sortir” de l’affaire se comprend d’autant mieux que parmi les nombreux ex-liguos qui ont perdu leurs boulots, la majeure partie d’entre eux ne contestera pas devant la justice les torts subis. Pour certains indépendants ou auto-entrepreneurs, des procédures post-pertes de piges/missions seraient aussi risquées qu’aléatoires. Quant aux salariés évincés, impossible pour certains d’entre eux d’aller aux prud’hommes suite à la signature de ruptures conventionnelles quasi imposées par leur ex-employeur, parfois dans des circonstances amorales voire illégales. N’étant heureusement pas concerné par ce type d’abus à la limite du chantage, je ne m’épancherai pas sur ces cas précis.

Cette impossibilité de demander réparation sur le plan professionnel, doublée par l’absence de plainte ou de poursuite engagée contre eux, fait que la majorité des ex-liguos considèrent hélas l’injustice qu’ils ont subi comme “une affaire classée” sur laquelle il ne sert à rien de revenir, en tout cas pas publiquement, ce que je comprends et respecte infiniment. Pour eux, la phase de cicatrisation est en cours, et je suis désolé de leur attirer d’éventuels tracas ou angoisses par l’ouverture fréquente de ma grande gueule. J’espère pouvoir, à mon tour, rapidement passer à autre chose. D’ici là, j’attends avec impatience ma convocation dans les semaines à venir devant le conseil des prud’hommes de Paris pour l’étape initiale (tentative de conciliation) qui marquera le début de la procédure face à Libé.

Autre chose notable dans le passage du Point cité précédemment : la journaliste emploie le terme “anciens loleurs” pour qualifier les ex-membres du groupe Facebook privé La Ligue du LOL, une dénomination utilisée à quatre reprises dans l’article. Aussi anodin que cela puisse paraître, ce terme est extrêmement trompeur car il perpétue une confusion expliquant le nombre délirant d’accusations de février dernier. Parler de “loleur” pour qualifier un ancien membre du groupe privé est pernicieux car ce terme a été popularisé dans la twittosphère francophone bien avant la création du groupe Facebook privé, comme une simple recherche avancée via Twitter.com suffit à le montrer.

Avant 2010, plusieurs twittos allergiques au second degré ont commencé à qualifier de ”loleur”, avec parfois un mélange de mépris, de condescendance voire de jalousie, les utilisateurs pour qui Twitter n’était pas quelque chose de “sérieux” et “professionnel”, mais a contrario un terrain de jeu décalé, fût-il parfois cruel. Les principaux concernés se l’étaient illico réapproprié pour en faire un terme plus élogieux, voire un statut à revendiquer, et “loleur” était entré dans le vocable twitto, cf les captures de tweets ci-dessous tous publiés avant la création du groupe privé en octobre 2010. Le terme “loleur” n’a donc strictement rien à voir avec l’appartenance à un quelconque groupe Facebook ; pour info et comme je l’ai écrit plus tôt, les membres du groupes se qualifiaient entre eux de “liguo” ou de “ligua”, par mimétisme avec les termes “twitto” et “twitta”.

Cette distinction entre “loleur” et “membre de la ligue du LOL” peut sembler anodine, voire ridicule, or c’est tout l’inverse : cette confusion de la part de certains primo-utilisateurs de Twitter, prompts à régler leurs comptes dans la foulée de l’article Checknews, a contribué à “charger la mule” et à faire peser sur les épaules d’une trentaine de personnes le comportement de milliers d’internautes — un cas précis sera évoqué plus loin dans le présent billet. Pour rappel, dans la très recommandable Encyclopédie de la web culture (2011, Robert Laffont) signée Titiou Lecoq et Diane Lisarelli, voilà comment est défini, page 121, “l’esprit du LOL” : “le spectre du lol hante Internet. Un même état d’esprit qui transcende les nations : celui du foutage de gueule généralisé. (…) Il s’ordonne comme une vivifiante source de communication et de création reliant les peuples en mettant à distance tout système de valeurs et de représentation”.

[Extrait du Point] (…) Durant le week-end [suivant la publication de l’article de Checknews lançant l’affaire, ndla], une liste de 35 noms est rendue publique sur les réseaux sociaux, dont on ne sait qui l’a écrite, qui comporte des erreurs mais où figurent les membres de rédactions importantes, réputées progressistes (…) « En publiant la liste, on donnait à la Terre entière l’autorisation de tirer à vue », commente un proche du groupe. À vue, et en tout sens. L’une des quelques femmes qui en faisaient partie s’est entendu demander s’il était vrai que l’un des membres l’avait violée. « La seule idée que cette rumeur ignoble puisse circuler me paralyse, dit-elle. On m’a d’abord traitée de harceleuse. Puis on a parlé de syndrome de Stockholm. » Il y a eu la haine, ensuite. « Des insultes, des messages envoyés à mon employeur, des menaces de viol mentionnant mon adresse. Chaque jour, je me disais bon, tu vas te doucher, t’habiller et, si après ça tu as encore envie de te buter, tu vas aux urgences psychiatriques. »

Plus encore que ce témoignage féminin, c’est l’évocation, et dans des termes peu élogieux, de la fameuse liste infamante et erronée publiée dans la foulée de l’article de Checknews qui est ici notable et bienvenue. Hébergée sur la plateforme Pastebin, cette liste avait été constituée en privé par une brochette d’accusateurs anonymes souhaitant régler leurs comptes et diffamer d’anciens détracteurs au mépris total du droit, puis viralisée par l’auteur Matthias Jambon-Puillet, alias @LeReilly sur Twitter. Ce dernier avait encouragé ses 17000 abonnés à en faire des copies et à la relayer massivement.

Cette liste délatrice fut dans certains cas l’unique motif pour lequel certaines entreprises, à l’image du magazine “engagé” Usbek & Rica, ont écarté des collaborateurs “coupables”, forcément coupables, d’avoir été membre d’un groupe Facebook privé dont aucun contenu n’a jamais été rendu public.

Cette liste délatrice, qui fait d’ailleurs en ce moment débat parmi les contributeurs de Wikipedia, a été le point de départ de violentes campagnes de cyberharcèlement comme celles décrites par la femme citée plus tôt dans Le Point.

Cette liste délatrice a été relayée via liens hypertextes (avant demandes de retrait) postés au sein d’articles de sites comme Mediapart et Franceinfo, qui ont ainsi pleinement amplifié le cyberharcèlement évoqué plus tôt, tout en diffusant des informations mensongères à leurs lecteurs et abonnés. L’irresponsabilité des médias ayant linké cette liste comme s’il s’agissait d’une fuite de documents importants et authentifiés type Panama Papers est immense, et le manquement à la déontologie journalistique ici à l’oeuvre est indiscutable.

[Extrait du Point] (…) Alexandre Hervaud dit regretter jusqu’aux lettres d’excuses rédigées dans la panique du week-end, et venues nourrir un «phénomène délirant de culpabilité par capillarité». Quoique plus tempéré, un autre membre acquiesce : «Demander pardon au nom de la Ligue du LOL nous a rendus comptables à titre collectif d’agissements dont parfois nous ignorions tout. » Sans compter les attaques dont le groupe n’est pas coupable mais qui ont pu, un temps, lui être attribuées — celles commises par le communicant XXX [nom d’un ex-blogueur, ndla] à l’encontre d’une blogueuse, par exemple, ou les raids d’autres comptes anonymes.

Pourquoi l’avoir publié, sur le moment ? Je ne disposais alors d’aucun conseil (je n’ai pris un avocat qu’après ma mise à pied) et n’avais reçu aucune consigne ou assistance de mon entreprise, alors que quasi 48 heures s’était écoulées depuis la publication, sur son propre site web, de l’article lançant l’affaire, mis en ligne sans que la direction ni un rédacteur en chef n’en soient informés. L’avalanche de témoignages parfois glaçants publiés depuis le vendredi soir sur Twitter, qui ne me concernaient pas tout en m’éclaboussant néanmoins, a suscité chez moi comme chez d’autres un sentiment démesuré de honte, de culpabilité et de regrets qui, avec le recul, était aussi exagéré qu’injuste. Cela n’est pas en contradiction avec mon texte publié à l’époque, et je ne compte pas renier mes excuses alors présentées, qui étaient et restent sincères.

Le passage ci-dessus du Point évoque également les attaques dont aucun membre du groupe ne fut coupable mais qui lui ont pourtant été attribuées sur Twitter comme dans la presse. L’exemple le plus frappant (et c’est loin d’être le seul) reste à mes yeux le photomontage présentant un patchwork de vieux tweets insultants du compte LangueDePute à destination d’une blogueuse beauté alors régulièrement prise à partie sur Twitter, notamment par beaucoup de ceux qui s’autoproclameraient, des années plus tard, “victimes de la ligue du LOL”. Cette compilation de tweets, balancée sur Twitter, a été reprise telle quelle dans les premiers jours de l’affaire par les sites Arrêts sur Images et Numerama pour dénoncer le pseudo-sexisme du fameux groupe privé.

Problème : le tenancier du compte LangueDePute n’a jamais fait partie, de près comme de loin, de la Ligue du LOL. Oui, c’était un “loleur”, clairement, comme des milliers d’internautes alors sur Twitter, mais absolument inconnu au bataillon. D’où la distinction entre le terme générique de “loleur” et celui de “membre de la ligue du LOL” que j’ai tenu à faire plus tôt : on est clairement ici face à un amalgame hâtif visant accuser une trentaine de personnes de tout ce que la twittosphère française a pu commettre de méprisant il y a une décennie. Et au rayon “amalgames”, l’article en question d’Arrêts sur Images (courageusement signé “la rédaction”) ne faisait pas les choses à moitié, puisqu’en plus d’inclure ledit montage mensonger des tweets de LangueDePute, le site avait choisi de titrer le papier en incluant le terme ultra-connoté #MeToo, lié aux violences sexuelles. Dans le même esprit, le site proposait d’ailleurs, en fin d’article, de “lire aussi” leur dossier sobrement intitulé “Agressions sexuelles des puissants : DSK, #MeToo, etc.”. From Ligue du LOL to Ligue du VIOL real quick.

Rappelons que cet article, ou plutôt cette navrante revue de tweets, avait été publié le dimanche 10/02/2019, soit la veille des mises à pied prononcés dans plusieurs médias, dont les dirigeants n’auront pas manqué de “prendre la température” en lisant au préalable les articles déjà publiés sur le sujet. J’imagine que le fait que le directeur de la publication d’ASI, Daniel Schneidermann, soit depuis longtemps chroniqueur hebdomadaire de Libération et que l’article initial de Checknews soit signé par un ancien journaliste d’ASI fort apprécié de son ex-patron n’a évidemment rien à voir avec l’affligeante couverture de l’affaire par ce site de critique des médias, d’habitude si prompt à donner des leçons à ses confrères.

[Extrait du Point] Plusieurs textes ont été publiés sur la plateforme Medium, anonymement. Qui tempèrent, contextualisent, s’indignent de la curée. Et qui, au passage, incriminent plusieurs victimes, comme certains des plus ardents procureurs de Twitter. À charge : les messages violents que les uns et les autres pouvaient écrire alors, la part qu’ils prenaient au ricanement général, les relations complexes qui les liaient aux supposés bourreaux. L’effet est troublant par endroits et, sous le couvert de l’anonymat, beaucoup de témoins déplorent l’hypocrisie qui a accompagné l’hallali du mois de février. La méthode, cependant, laisse un arrière-goût désagréable. «C’est immonde, dit l’une des victimes ainsi mises en cause. Je n’étais pas tendre, c’est vrai, mais j’ai depuis longtemps présenté des excuses. Surtout, quelle commune mesure y a-t-il entre un message isolé et un raid comme ceux que nous avons subis ?»

J’en veux pour preuve récente, ce dimanche soir, un tweet relativement risible d’un certain Juan B., avocat-auteur-révolutionnaire, qui a été relayé avec moquerie par un nombre important de twittos, dont moult journalistes, tout en étant partagé avec admiration par de nombreux aficionados de l’individu. Juan B. n’a sans doute pas très bien vécu les nombreux relais sarcastiques, tout comme à l’époque certaines “victimes” autoproclamées goûtaient peu aux railleries d’ex-liguos, mais peut-on parler de “raid” quand il ne s’agit que d’une multitude de réactions individuelles similaires ciblant un contenu public, et non une attaque coordonnée visant une personne en particulier pour ce qu’elle est ? Assurément non.

Néanmoins, grâce à Marlène Schiappa, si Juan B. était procédurier, peut-être pourrait-il porter plainte pour “cyberharcèlement de groupe”, sachant que dans la récente loi, le harcèlement est caractérisé par “des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale”… Dans ce cas, autant exiger directement la fermeture de Twitter dont l’aspect “asile de fous à ciel ouvert” semble empirer de semaine en semaine -cf l’invraisemblable et navrante bisbille, de tous les côtés, entre Emmanuelle Ducros et Checknews-, ce sera plus simple.

Quant au “Je n’étais pas tendre, c’est vrai, mais j’ai depuis longtemps présenté des excuses” lâché par la “victime” anonyme interviewée par Le Point, cette déclaration montre bien le deux poids, deux mesures à l’oeuvre dans cette affaire depuis le début. Le droit à l’oubli et celui de changer sont clairement à géométrie variable : certains peuvent y prétendre (ce qui est toujours plus simple qu’on a purgé depuis longtemps ses comptes Twitter ou fermé ses anciens blogs problématiques), quand d’autres n’auront jamais le bénéfice du doute. Finalement, les harceleurs, c’est comme les hipsters: c’est toujours les autres, jamais nous.

[Extrait du Point] « Prenons la une, ajoute [Léa Lejeune, présidente de l’association en question, ndla], a estimé dès le départ que les sanctions devaient dépendre des rédactions et être proportionnées. L’ont-elles toujours été ? Sans doute pas. (…)»

[Extrait du Point] Il est difficile cependant de rester sur la ligne de crête ; en la matière, toute nuance devient suspecte. En février, Samuel Laurent, journaliste au Monde, publiait un billet, “nos années LOL ». Il y racontait le Twitter de ces années-là, sa méchanceté facile et ses passions tristes, l’aura qu’avaient les « cool kids » de Vincent Glad — dont il n’était pas. Inaudible : les lecteurs le somment de se taire, et de se repentir.

Ce passage explique également l’extrême frilosité des médias à oser revenir sur leurs erreurs, contextualiser, remettre en cause les imprécisions des témoignages, etc. On en revient à cette fameuse injonction au silence, qui est la caractéristique principale de la “cancel culture” , encore trop peu évoquée dans les médias français, qui commencent juste à s’interroger au bien fondé des lynchages en ligne par des meutes de justiciers 2.0. comme l’a fait récemment Le Monde.

Au sujet de la cancel culture, il faut lire cet article de Katie Herzog, dans lequel l’auteure Meghan Daum déclare, non sans malice : “I hope cancel culture keeps expanding and more and more people get canceled, because then eventually everyone will get canceled and it will mean nothing and we’ll just have a reset. Cancel culture is inevitably a self-canceling proposition”. Si t’annules tout, je reviens !

(oh, et je vous conseille l’écoute des cinq épisodes de la série audio Double Vie, d’Elodie Font, “sur ce que l’on dit et ce que l’on cache de nous sur les réseaux sociaux”, c’est passionnant).

Rédacteur par-ci, par-là. En recherche de missions/contrats. Lisible et joignable via Twitter (@AlexHervaud)

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