Ligue du LOL : une première “contre-enquête” publiée et beaucoup de précisions à apporter

Un énième article sur l’affaire de la Ligue du LOL a été publié la semaine dernière, et une fois n’est pas coutume, c’est plutôt une bonne nouvelle. Car même s’il élude de nombreux points importants, fait fi du conditionnel pourtant de rigueur lorsque des allégations ne sont pas avérées et me décrit comme l’amer rancunier que je suis sûrement hélas devenu, il s’agit du premier article sur l’affaire, en plus de sept mois, à être plutôt “mesuré”- comprendre, à proposer du contradictoire. Et ce ne sera pas le dernier. Surtout, l’article en question n’a pas été publié sur Medium ou anonymement par un.e des mis.e.s en cause , mais sur le site d’un média mainstream, Le Point.

Signé Marion Coquet, le papier en question, titré (assez trompeusement) Ligue du LOL : notre contre-enquête, est réservé pour l’heure aux abonnés du Point, ce qui n’aide pas vraiment à sa circulation. En voici donc quelques extraits, auxquels je me permets d’ajouter quelques commentaires et remarques :

Deux choses à relever sur ce passage.

Il rappelle, à juste titre, que je suis le seul “accusé” à m’exprimer publiquement et régulièrement sur le sujet. Sans surprise, je suis donc également le seul d’entre eux à témoigner dans cet article “en ON”, sous mon nom, comme je l’ai fait ces derniers mois via mes billets publiés ici-même, et plus largement sur Twitter depuis plus de 11 ans, n’ayant jamais alimenté de comptes sous pseudonymes, collectifs ou non — à l’exception de ce bon vieux personnage de Jean-René Craypion, par intermittence. Pourquoi les autres personnes impliquées préfèrent s’exprimer “en off” ? Les raisons sont diverses et dépendent de chacun, mais les trois principales sont : refus de voir leur référencement Google à nouveau souillé, peur d’être une fois de plus ciblé sur les réseaux sociaux, et envie de “tourner la page”, ce qui peut parfaitement s’entendre.

Depuis l’opprobre hystérique de février, certains ex-membres du groupe ont subi une telle pression qu’ils ont opté pour un radical changement de vie, souvent précipité : certains ont déménagé et quitté Paris, plusieurs ont entamé des reconversions professionnelles, d’aucuns envisagent jusqu’à un changement de leur nom de famille. Beaucoup sont par ailleurs suivis médicalement pour des séquelles psychologiques, ce qui ne devrait surprendre personne compte tenu de la violence subie. D’autres, dont le nom a été cité mais ayant des employeurs suffisamment intelligents pour faire la part des choses et s’abstenir de toute sanction injustifiée, n’ont évidemment aucune envie de rouvrir des plaies à peine refermées ; idem pour ceux dont le nom n’a jamais “fuité” et qui vivent depuis février avec la crainte d’être “outés” puis broyés à leur tour (ce qui serait en réalité peu probable, compte tenu de l’évolution bienvenue des mentalités sur le sujet depuis février, mais leur peur reste compréhensible).

D’où ce cruel paradoxe : alors que tous les ex-membres de ce banal groupe privé caricaturé en franc-maçonnerie du cyberharcèlement espèrent un rapide retour à la raison, une remise en cause du traitement médiatique à charge, une réparation des préjudices subis voire un mea culpa de certains accusateurs-affabulateurs, beaucoup aspirent également…au silence. A la tranquillité. A un avenir serein, loin de cette parenthèse infernale. Et cette volonté de “sortir” de l’affaire se comprend d’autant mieux que parmi les nombreux ex-liguos qui ont perdu leurs boulots, la majeure partie d’entre eux ne contestera pas devant la justice les torts subis. Pour certains indépendants ou auto-entrepreneurs, des procédures post-pertes de piges/missions seraient aussi risquées qu’aléatoires. Quant aux salariés évincés, impossible pour certains d’entre eux d’aller aux prud’hommes suite à la signature de ruptures conventionnelles quasi imposées par leur ex-employeur, parfois dans des circonstances amorales voire illégales. N’étant heureusement pas concerné par ce type d’abus à la limite du chantage, je ne m’épancherai pas sur ces cas précis.

Cette impossibilité de demander réparation sur le plan professionnel, doublée par l’absence de plainte ou de poursuite engagée contre eux, fait que la majorité des ex-liguos considèrent hélas l’injustice qu’ils ont subi comme “une affaire classée” sur laquelle il ne sert à rien de revenir, en tout cas pas publiquement, ce que je comprends et respecte infiniment. Pour eux, la phase de cicatrisation est en cours, et je suis désolé de leur attirer d’éventuels tracas ou angoisses par l’ouverture fréquente de ma grande gueule. J’espère pouvoir, à mon tour, rapidement passer à autre chose. D’ici là, j’attends avec impatience ma convocation dans les semaines à venir devant le conseil des prud’hommes de Paris pour l’étape initiale (tentative de conciliation) qui marquera le début de la procédure face à Libé.

Autre chose notable dans le passage du Point cité précédemment : la journaliste emploie le terme “anciens loleurs” pour qualifier les ex-membres du groupe Facebook privé La Ligue du LOL, une dénomination utilisée à quatre reprises dans l’article. Aussi anodin que cela puisse paraître, ce terme est extrêmement trompeur car il perpétue une confusion expliquant le nombre délirant d’accusations de février dernier. Parler de “loleur” pour qualifier un ancien membre du groupe privé est pernicieux car ce terme a été popularisé dans la twittosphère francophone bien avant la création du groupe Facebook privé, comme une simple recherche avancée via Twitter.com suffit à le montrer.

Avant 2010, plusieurs twittos allergiques au second degré ont commencé à qualifier de ”loleur”, avec parfois un mélange de mépris, de condescendance voire de jalousie, les utilisateurs pour qui Twitter n’était pas quelque chose de “sérieux” et “professionnel”, mais a contrario un terrain de jeu décalé, fût-il parfois cruel. Les principaux concernés se l’étaient illico réapproprié pour en faire un terme plus élogieux, voire un statut à revendiquer, et “loleur” était entré dans le vocable twitto, cf les captures de tweets ci-dessous tous publiés avant la création du groupe privé en octobre 2010. Le terme “loleur” n’a donc strictement rien à voir avec l’appartenance à un quelconque groupe Facebook ; pour info et comme je l’ai écrit plus tôt, les membres du groupes se qualifiaient entre eux de “liguo” ou de “ligua”, par mimétisme avec les termes “twitto” et “twitta”.

Cette distinction entre “loleur” et “membre de la ligue du LOL” peut sembler anodine, voire ridicule, or c’est tout l’inverse : cette confusion de la part de certains primo-utilisateurs de Twitter, prompts à régler leurs comptes dans la foulée de l’article Checknews, a contribué à “charger la mule” et à faire peser sur les épaules d’une trentaine de personnes le comportement de milliers d’internautes — un cas précis sera évoqué plus loin dans le présent billet. Pour rappel, dans la très recommandable Encyclopédie de la web culture (2011, Robert Laffont) signée Titiou Lecoq et Diane Lisarelli, voilà comment est défini, page 121, “l’esprit du LOL” : “le spectre du lol hante Internet. Un même état d’esprit qui transcende les nations : celui du foutage de gueule généralisé. (…) Il s’ordonne comme une vivifiante source de communication et de création reliant les peuples en mettant à distance tout système de valeurs et de représentation”.

Précision utile : l’ex-ligua diffamée et harcelée qui s’est entretenue avec la journaliste n’est pas celle qui a écrit le témoignage publié sur Medium intitulé Je suis une femme et j’ai été membre de la Ligue du LOL, dans lequel une mère de deux jeunes gamines raconte l’impact dévastateur sur elle et sa famille de la campagne calomnieuse qui a visé les ex-membres supposés du groupe. Et cette témoin du Point n’est pas non plus l’ex-ligua poussée aux urgences psychiatriques sur fond de crise suicidaire après avoir été injustement salie par un article du site Tetu.com qui a depuis refusé de publier son droit de réponse. De manière générale, la présence de femmes dans le groupe privé, dont elles constituaient a minima un quart des membres, a été minimisée voire invisibilisée pour ne pas affaiblir le storytelling mensonger du “boy’s club de harceleurs”.

Plus encore que ce témoignage féminin, c’est l’évocation, et dans des termes peu élogieux, de la fameuse liste infamante et erronée publiée dans la foulée de l’article de Checknews qui est ici notable et bienvenue. Hébergée sur la plateforme Pastebin, cette liste avait été constituée en privé par une brochette d’accusateurs anonymes souhaitant régler leurs comptes et diffamer d’anciens détracteurs au mépris total du droit, puis viralisée par l’auteur Matthias Jambon-Puillet, alias @LeReilly sur Twitter. Ce dernier avait encouragé ses 17000 abonnés à en faire des copies et à la relayer massivement.

Cette liste délatrice fut dans certains cas l’unique motif pour lequel certaines entreprises, à l’image du magazine “engagé” Usbek & Rica, ont écarté des collaborateurs “coupables”, forcément coupables, d’avoir été membre d’un groupe Facebook privé dont aucun contenu n’a jamais été rendu public.

Cette liste délatrice, qui fait d’ailleurs en ce moment débat parmi les contributeurs de Wikipedia, a été le point de départ de violentes campagnes de cyberharcèlement comme celles décrites par la femme citée plus tôt dans Le Point.

Cette liste délatrice a été relayée via liens hypertextes (avant demandes de retrait) postés au sein d’articles de sites comme Mediapart et Franceinfo, qui ont ainsi pleinement amplifié le cyberharcèlement évoqué plus tôt, tout en diffusant des informations mensongères à leurs lecteurs et abonnés. L’irresponsabilité des médias ayant linké cette liste comme s’il s’agissait d’une fuite de documents importants et authentifiés type Panama Papers est immense, et le manquement à la déontologie journalistique ici à l’oeuvre est indiscutable.

“C’était une connerie de publier ces excuses, c’est comme si vous vous étiez mis vous-mêmes une cible sur le torse”, m’a encore dit un ex-camarade de Libé la semaine dernière. Il est vrai que ces multiples mea culpa dominicaux quasi simultanés, qui ont donné l’impression d’être coordonnés alors que chacun de leurs rédacteurs les pondait fébrilement de son côté après la publication de la liste délatrice, ont eu comme effet dévastateur d’entériner l’idée fausse d’un gang aux responsabilités partagées. Pour ma part, j’avais écris avoir “pu contribué de près ou de loin” à un “climat toxique en ligne”, en référence à mon goût pas forcément partagé par tout le monde pour l’humour noir, trash et ironique. Je ne renie pas un seul mot de mon texte, mais sachant qu’il a été déformé et cité par mon ex-employeur de ma propre lettre de licenciement, c’est peu dire que je regrette de l’avoir publié : c’était comme essayer d’éteindre un incendie en jetant sur les flammes un seau de kérosène.

Pourquoi l’avoir publié, sur le moment ? Je ne disposais alors d’aucun conseil (je n’ai pris un avocat qu’après ma mise à pied) et n’avais reçu aucune consigne ou assistance de mon entreprise, alors que quasi 48 heures s’était écoulées depuis la publication, sur son propre site web, de l’article lançant l’affaire, mis en ligne sans que la direction ni un rédacteur en chef n’en soient informés. L’avalanche de témoignages parfois glaçants publiés depuis le vendredi soir sur Twitter, qui ne me concernaient pas tout en m’éclaboussant néanmoins, a suscité chez moi comme chez d’autres un sentiment démesuré de honte, de culpabilité et de regrets qui, avec le recul, était aussi exagéré qu’injuste. Cela n’est pas en contradiction avec mon texte publié à l’époque, et je ne compte pas renier mes excuses alors présentées, qui étaient et restent sincères.

Le passage ci-dessus du Point évoque également les attaques dont aucun membre du groupe ne fut coupable mais qui lui ont pourtant été attribuées sur Twitter comme dans la presse. L’exemple le plus frappant (et c’est loin d’être le seul) reste à mes yeux le photomontage présentant un patchwork de vieux tweets insultants du compte LangueDePute à destination d’une blogueuse beauté alors régulièrement prise à partie sur Twitter, notamment par beaucoup de ceux qui s’autoproclameraient, des années plus tard, “victimes de la ligue du LOL”. Cette compilation de tweets, balancée sur Twitter, a été reprise telle quelle dans les premiers jours de l’affaire par les sites Arrêts sur Images et Numerama pour dénoncer le pseudo-sexisme du fameux groupe privé.

Problème : le tenancier du compte LangueDePute n’a jamais fait partie, de près comme de loin, de la Ligue du LOL. Oui, c’était un “loleur”, clairement, comme des milliers d’internautes alors sur Twitter, mais absolument inconnu au bataillon. D’où la distinction entre le terme générique de “loleur” et celui de “membre de la ligue du LOL” que j’ai tenu à faire plus tôt : on est clairement ici face à un amalgame hâtif visant accuser une trentaine de personnes de tout ce que la twittosphère française a pu commettre de méprisant il y a une décennie. Et au rayon “amalgames”, l’article en question d’Arrêts sur Images (courageusement signé “la rédaction”) ne faisait pas les choses à moitié, puisqu’en plus d’inclure ledit montage mensonger des tweets de LangueDePute, le site avait choisi de titrer le papier en incluant le terme ultra-connoté #MeToo, lié aux violences sexuelles. Dans le même esprit, le site proposait d’ailleurs, en fin d’article, de “lire aussi” leur dossier sobrement intitulé “Agressions sexuelles des puissants : DSK, #MeToo, etc.”. From Ligue du LOL to Ligue du VIOL real quick.

Rappelons que cet article, ou plutôt cette navrante revue de tweets, avait été publié le dimanche 10/02/2019, soit la veille des mises à pied prononcés dans plusieurs médias, dont les dirigeants n’auront pas manqué de “prendre la température” en lisant au préalable les articles déjà publiés sur le sujet. J’imagine que le fait que le directeur de la publication d’ASI, Daniel Schneidermann, soit depuis longtemps chroniqueur hebdomadaire de Libération et que l’article initial de Checknews soit signé par un ancien journaliste d’ASI fort apprécié de son ex-patron n’a évidemment rien à voir avec l’affligeante couverture de l’affaire par ce site de critique des médias, d’habitude si prompt à donner des leçons à ses confrères.

Alors que revoilà le fantasme des raids… Je ne sais pas quelle est la proportion de déni et d’inculture nécessaire pour asséner ce genre d’accusations infondées. Twitter est par nature un lieu où “le web s’enflamme”, pour reprendre le cliché journalistique. Si un compte Twitter un minimum suivi (comme celui de journaliste, blogueur, vidéaste, etc.) publie une maladresse (ou à l’inverse, un trait de génie), cette “action remarquable” sera…remarquée, puis relayée, soit avec mépris dans le premier cas, soit avec bienveillance dans le second. Ce relais se fera de manière massive et simultanée, sans qu’une quelconque coordination maléfique soit à l’oeuvre : c’est juste la nature intrinsèque de cette plateforme virale qu’est Twitter, pour le meilleur comme pour le pire — lire à ce sujet l’article How Quote Tweets Helped Ruin Twitter.

J’en veux pour preuve récente, ce dimanche soir, un tweet relativement risible d’un certain Juan B., avocat-auteur-révolutionnaire, qui a été relayé avec moquerie par un nombre important de twittos, dont moult journalistes, tout en étant partagé avec admiration par de nombreux aficionados de l’individu. Juan B. n’a sans doute pas très bien vécu les nombreux relais sarcastiques, tout comme à l’époque certaines “victimes” autoproclamées goûtaient peu aux railleries d’ex-liguos, mais peut-on parler de “raid” quand il ne s’agit que d’une multitude de réactions individuelles similaires ciblant un contenu public, et non une attaque coordonnée visant une personne en particulier pour ce qu’elle est ? Assurément non.

Néanmoins, grâce à Marlène Schiappa, si Juan B. était procédurier, peut-être pourrait-il porter plainte pour “cyberharcèlement de groupe”, sachant que dans la récente loi, le harcèlement est caractérisé par “des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale”… Dans ce cas, autant exiger directement la fermeture de Twitter dont l’aspect “asile de fous à ciel ouvert” semble empirer de semaine en semaine -cf l’invraisemblable et navrante bisbille, de tous les côtés, entre Emmanuelle Ducros et Checknews-, ce sera plus simple.

Quant au “Je n’étais pas tendre, c’est vrai, mais j’ai depuis longtemps présenté des excuses” lâché par la “victime” anonyme interviewée par Le Point, cette déclaration montre bien le deux poids, deux mesures à l’oeuvre dans cette affaire depuis le début. Le droit à l’oubli et celui de changer sont clairement à géométrie variable : certains peuvent y prétendre (ce qui est toujours plus simple qu’on a purgé depuis longtemps ses comptes Twitter ou fermé ses anciens blogs problématiques), quand d’autres n’auront jamais le bénéfice du doute. Finalement, les harceleurs, c’est comme les hipsters: c’est toujours les autres, jamais nous.

Qu’il est appréciable de lire ici les propos raisonnés d’une journaliste-militante particulièrement volubile dans les médias comme victime en février dernier quitte, sans doute dans un excès de fièvre créatrice, à publier un témoignage à charge largement erroné sur Slate.fr, depuis corrigé par le site !

Ce passage est intéressant puisqu’il explique le déséquilibre impressionnant de la couverture médiatique au plus fort de l’affaire. Plusieurs journalistes ayant tenté de glisser un zeste de contexte et de nuance dans des papiers se sont fait retoquer par leurs directions, sans doute contaminées par la fameuse sortie de Manuel Valls (“expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser”). De nombreux journalistes “compétents” pour suivre l’affaire car actifs sur Twitter à l’époque des faits reprochés et montés en épingle se sont eux-mêmes “dessaisi” du dossier, par peur d’être taxés de copinage lorsqu’ils connaissaient l’un ou l’autre des “ex-liguos”, mais surtout par crainte d’être à leur tour accusés de je-ne-sais-quelle complicité ; il suffit d’ailleurs le voir de nombre impressionnants de journalistes paniqués qui ont effacé de vieux tweets le week-end de “sortie” de l’affaire. Sauve qui peut, fuyons…

Ce passage explique également l’extrême frilosité des médias à oser revenir sur leurs erreurs, contextualiser, remettre en cause les imprécisions des témoignages, etc. On en revient à cette fameuse injonction au silence, qui est la caractéristique principale de la “cancel culture” , encore trop peu évoquée dans les médias français, qui commencent juste à s’interroger au bien fondé des lynchages en ligne par des meutes de justiciers 2.0. comme l’a fait récemment Le Monde.

Au sujet de la cancel culture, il faut lire cet article de Katie Herzog, dans lequel l’auteure Meghan Daum déclare, non sans malice : “I hope cancel culture keeps expanding and more and more people get canceled, because then eventually everyone will get canceled and it will mean nothing and we’ll just have a reset. Cancel culture is inevitably a self-canceling proposition”. Si t’annules tout, je reviens !

(oh, et je vous conseille l’écoute des cinq épisodes de la série audio Double Vie, d’Elodie Font, “sur ce que l’on dit et ce que l’on cache de nous sur les réseaux sociaux”, c’est passionnant).

Rédacteur par-ci, par-là.

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